À propos

Sibyl Breton, plasticienne. Née en 1978 à Dreux. Vit et travaille à Montreuil.

C’est lors de son DSAA mode et design, à la fin de ses sept années d’études en Arts Appliqués à l’Ecole BOULLE puis à l’ESAA DUPERRE, que Sibyl Breton pose les bases de ce qui sera son futur travail plastique. Famille, familles d’objets, objets aux formes anthropomorphes, corps, vêtements alimentent le concept de son projet de diplôme « Prise de tête et corps-raccord ». Ainsi commence à se construire, son univers d’artiste qu’elle nourrit en allant explorer d’autres disciplines plus corporelles à la Sorbonne Nouvelle notamment dans le département d’études théâtrales, telles que la danse contemporaine, le yoga, le chant, puis expérimente plus intensément les danses traditionnelles ( Baratha Natyam, Flamenco, orientales). Ses investigations plastiques ne cesseront dès lors d’interroger l’identité féminine : l’accès difficile à la féminité, son conditionnement brutal, sa physiologie dans son organicité la plus concrète. Elle questionne aussi la maternité comme processus physiologique et normatif, ainsi que l’inscription dans la filiation. Ses matériaux de prédilection sont liés au quotidien feminin et au corps : aiguilles, poupées, laine, tissus, cheveux…

En 2004 ses recherches se concrétisent sous la forme de projets d’installations et de photomontages : « Rêve d’envol, Chère Simone, Omerta et filles à retordre. »

Elle rejoint en 2007 l’association artistique : La BETE CURIEUSE et participe ainsi à des expositions collectives. Sibyl Breton continue alors à dérouler le fil conducteur de son travail d’artiste et parallèlement, participe  en tant que plasticienne textile à la création de costumes et d’accessoires pour  des pièces théâtrales, lyriques et chorégraphiques. Elle continue ainsi à puiser dans le spectacle vivant et dans le corps du comédien, chanteur et danseur  une énergie qui l’inspire et anime ses créations.

Puis  en 2012, elle crée  la marque d’accessoires Œ dans l’Œ qui allie conception subtile, partis pris graphiques et fabrication artisanale soignée où elle développe un concept innovant de prêt-à-coiffer dédié à l’estime de soi en prônant un nouvel embellissement qui réconcilie être et paraître.

Depuis fin 2015, elle réfléchit aux possibles qu’offre l’art-thérapie à travers des ateliers à l’hopital St Anne à Paris et s’engage davantage dans une formation d’art thérapeute à l’université René Descartes.